Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, monsieur Samadou COULIBALY a présidé la cérémonie de la commémoration de la Journée Internationale de l’Alphabétisation (JIA) 2015, le mardi 8 septembre 2015 à Kaya.  Objectif rappeler à l’Etat et à ses partenaires au développement, l’importance de l’alphabétisation dans la lutte contre la pauvreté et de susciter un élan favorable au développement socio-économique et culturel du Burkina-Faso.

Placée sous le thème « Alphabétisation et sociétés durables », la JIA est un moment de plaidoyer et de sensibilisation pour la promotion des actions en faveur de l’éducation non formelle au Burkina Faso. Et le ministre de rappeler que la commémoration de la JIA « revêt pour toutes les communautés des pays en développement, une importance capitale dans le domaine de la lutte contre l’ignorance, l’analphabétisme et leurs corollaires ». A cet effet, l’Etat burkinabé depuis plusieurs décennies, consent d’énormes efforts en vue de répondre quantitativement et qualitativement aux besoins fondamentaux de développement équitable et durable des communautés à la base, dont l’éducation constitue un atout majeur. Aussi des résultats appréciables ont été enregistrés tant au niveau du développement de l’offre d’ENF que de l’amélioration de la qualité. Selon le Rapport de l’Enquête Multisectorielle Continue (EMC), phase 1 de l’INSD, le taux d’alphabétisation des adultes âgés de 15 ans et plus est estimé à 34,5% en 2014, contre 28,7 % en 2006. Malgré cette performance, ce taux reste en deçà des attentes du PRONAA où un taux d’alphabétisation de 60% (dont 60% de femmes) en 2015 est attendu.   

Monsieur Samadou COULIBALY a tenu à remercier l’ambassadrice de Cuba pour avoir invité le MENA dans son pays afin de partager les expériences qui ont permis en quelques années d’éradiquer l’analphabétisme à Cuba.

Le représentant des opérateurs en alphabétisation, monsieur Narcisse OUEDRAOGO a  saisi l’occasion pour présenter leurs préoccupations notamment la diminution du nombre de centres durant ces trois dernières campagnes et l’insuffisance de centres de formations techniques spécifiques devant contribuer au renforcement des capacités des apprenants alphabétisés. Il a formulé également le vœu que des solutions idoines y relatives soient trouvées. Monsieur Ambroise TAPSOBA, représentant des PTF, tout en félicitant le Gouvernement et l’ensemble des acteurs et actrices pour les efforts consentis et les résultats obtenus, a réaffirmé l’engagement des PTF au côté du MENA.

La commémoration a permis d’identifier des défis à relever qui sont entre autres le renforcement des capacités du FONAENF, la professionnalisation des acteurs et des opérateurs en ENF et le transfert des compétences aux collectivités territoriales.

En marge de la journée commémorative, les participants ont eu droit à deux communications le lundi 7 septembre. La première communication sur le financement de l’éducation non formelle au BF : L’expérience du Fonds pour l’Alphabétisation et l’Education non Formelle (FONAENF) a été présentée par monsieur

Bazombié BAYALA du FONAENF. Celle sur le thème de la JIA « Alphabétisation et sociétés durables » a été présentée par monsieur Emile KAHOUN, directeur général de l’Education Non Formelle (DGENF).

DCPM / MENA

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Message du Ministre de l'Education Nationale et de l'Alphabétisation à l'occasion de la journée internationale de l'alphabétisation 2015

samadou-coulibalyComme chaque année, le 08 septembre nous commémorons  la Journée Internationale de l’Alphabétisation (JIA). C’est une journée qui offre l’occasion à  l’ensemble des pays du monde de réfléchir sur les actions entreprises en matière de lutte contre l’analphabétisme et d’interpeller la conscience collective à redoubler d’efforts pour l’atteinte des objectifs de l’Education Pour Tous (EPT).

La présente célébration, placée sous le thème « Alphabétisation et Sociétés Durables », rappel la synergie et les liens essentiels qui existent entre l’alphabétisation et les  objectifs de développement durable. En effet l’alphabétisation est un moteur essentiel du développement durable car les compétences en lecture et en écriture sont une condition préalable à l’apprentissage d’un ensemble plus vaste de connaissances, de compétences, d’attitudes et de valeurs nécessaires pour créer des sociétés durables.

Au Burkina Faso, malgré les efforts consentis   depuis  l’indépendance de notre pays, le taux d’alphabétisation progresse lentement. Selon le Rapport de l’Enquête Multisectorielle Continue (EMC), phase 1 de l’INSD, le taux d’alphabétisation des adultes âgés de 15 ans et plus est estimé à 34,5 en 2014, contre 28,7%  en 2006.

On note que ce taux progresse lentement et cela démontre toute l’ampleur de la lutte que doit  continuer de mener notre pays  contre l’analphabétisme.

En effet l’’analphabétisme est un fléau et les pays économiquement faible comme le Burkina Faso doivent multiplier les efforts afin d’améliorer sa principale ressource à savoir le capital humain. Il est  donc nécessaire de poursuivre les efforts déjà entrepris, afin d’accroitre l’offre et la qualité de l’éducation non formelle (ENF). Cela passe entre autres par la pérennisation des acquis, la diversification des acteurs, la motivation des acteurs de l’ENF, l’accroissement des ressources financières allouées au sous-secteur et la prise en compte des technologies de l’information et de la Communication (téléphones portables, vidéo, ordinateurs, radio, etc.) qui  offrent également des possibilités d'alphabétisation pour tous. Nous devons y investir davantage. Cela favorisera  l’atteinte des objectifs de 60 % (dont 60 % de femmes) fixés dans le cadre du Programme National d’Accélération de l’Alphabétisation (PRONAA) pris en compte dans le PDSEB.

Depuis sa création en 1946, l’UNESCO est à l’avant-garde des efforts mondiaux dans le domaine de l’alphabétisation. Par ce thème, elle appelle  les États et  leurs  partenaires à redoubler d’efforts pour que l'alphabétisation soit pleinement reconnue comme l’un des plus puissants accélérateurs de développement durable. L’avenir que nous voulons commence avec l’alphabet.

C’est l’occasion de reconnaitre et de  saluer les  efforts des  hommes et femmes, acteurs de tous les niveaux,  associations et ONG, qui se battent tous les jours pour faire reculer les frontières de l’ignorance et de l’obscurantisme dans notre pays. C’est également l’occasion de saluer et de remercier l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement constant dans la mise en œuvre des programmes d’ENF.

Au nom de tous les acteurs du système éducatif, au nom du Gouvernement du Burkina Faso et au mien propre, je réitère le souhait de notre pays de continuer à bénéficier de l’appui de l’UNESCO  et d’œuvrer à réaliser les objectifs de  l’éducation pour tous.

Vive l’alphabétisation, gage d’un développement durable !

Le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation

Samadou COULIBALY