DSC07138Le nouvel Appui canadien à l’éducation de base au Burkina sur la période 2017-2022 a été lancé ce lundi 14 mai 2018 à Ouagadougou sous la présidence du Pr Stanislas OUARO, ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation avec à ses côtés, l’Ambassadeur du Canada au Burkina, son Excellence Edmond D. Wega et du Chef de file des Partenaires techniques et financiers, madame Anne Vincent. Ce sont plus de 26 milliards de F CFA qui sont mobilisés avec pour objectif de « Réduire les disparités dans les apprentissages entre filles et garçons ».
La cérémonie a été précédée d’un déjeuner de presse au cours duquel les journalistes ont pu échanger directement avec le Premier Secrétaire de l’ambassade du Canada, monsieur Noah Schiff sur l’appui canadien à l’éducation de base au Burkina. Outre le soutien financier, le Canada apporte un appui technique à travers des compétences intégrées au MENA et dans les régions. Les résultats de l’analyse sexospécifique des écarts dans les apprentissages au niveau de l’éducation de base au Burkina, ont également été au menu des échanges.
Au cours de la cérémonie officielle, les efforts du Burkina ont été salués par le Chef de file des PTF, notamment la parité fille-garçon réalisée depuis 2014 et le taux d’achèvement du primaire estimé à 64,3% pour les filles et 56,6% pour les garçons. Elle a tenu à relever que l’ensemble des PTF à travers leurs appuis respectifs, ont en ligne de mire l’ODD4 qui vise à éliminer « les inégalités entre les sexes dans le domaine de l’éducation et assurer l’égalité d’accès des personnes vulnérables, y compris les personnes handicapées, les autochtones et les enfants en situation vulnérable, à tous les niveaux d’enseignement et de formation professionnelle ». Le défi est de relever le niveau de la transition des filles du primaire au post-primaire dont l’indice de parité est établi à 0,94 en 2017, les difficultés de maintien des filles au post-primaire et autres niveaux supérieurs.
Le Canada appuie le Plan de Développement stratégique de l’éducation de base (PDSEB), la politique nationale genre du Burkina avec pour objectifs l’accès accru à l’éducation des jeunes âgés entre 6 et 16 ans, le renforcement des capacités des fonctionnaires et des enseignants, des services en éducation de base de meilleure qualité, tout en assurant la parité entre les filles et les garçons du primaire et du post-primaire.
Le Burkina est conscient de l’impact des inégalités de genre sur son développement avec une perte journalière estimée à 150 millions de F CFA d’où l’engagement du ministre Stanislas OUARO à veiller à l’implication des structures techniques dans la mise en œuvre des recommandations.
DCPM/MENA.