Tournée du Ministre de l’Education nationale dans le Sahel : « là où la sécurité revient, il faut que les enseignants retournent travailler», Pr Stanislas OUARO

DSC08969Dori, Gorom-Gorom, Djibo, c'est le périple effectué par le Ministre de l'Education nationale et de l'Aphabétisation, le Pr Stanislas OUARO les 5 et 6 mars 2018 pour rencontrer les acteurs de l'éducation en compagnie de son homologue des enseignements supérieur, le Pr Alkassoum MAIGA. Objectif : discuter des difficultés que rencontrent les enseignants et les partenaires de l'éducation.

 Le Ministre de l'éducation nationale et de l'Alphabétisation, le Pr Stanislas OUARO a effectué une tournée en vue de rencontrer les acteurs de l'éducation exerçant dans le Sahel. Ce fut l'occasion pour le ministre en charge de l'éducation de s'imprégner davantage des réalités que vivent les enseignants de ces zones difficiles mais aussi de leur apporter toute la solidarité du Gouvernement. Le premier responsable de l'éducation a rappelé que la question de l'insécurité est devenue un problème national car selon lui, le danger est partout. A en croire les autorités, la priorité est sans conteste la réouverture des classes abandonnées par les élèves et les enseignants. En effet, on dénombre 141 écoles non fonctionnelles et 5 établissements du post primaire fermés. Cette situation affecte plus de 9606 élèves.
Conscient de la situation qui y prévaut, le Ministre OUARO s'est dit ouvert à toutes les suggestions qui peuvent faire changer les choses : « Nous devons réfléchir à des solutions résilientes et poursuivre les efforts pour sauver l'année scolaire et nous disons que les vraies solutions doivent venir des acteurs de terrain. Mais là où la sécurité revient, il faut que les enseignants retournent travailler. Il ne faut pas profiter de cette situation pour s'extraire de son travail quotidien» a-t-il indiqué face aux acteurs du monde éducatif. Toutefois, précise-t-il, « il ne s'agit pas d'aller jouer aux héros et ceux qui sont le plus exposés doivent être prudents ».
Le Ministre Alkassoum Maiga, natif de la région, quant à lui, a appelé toute la communauté éducative et plus particulièrement les populations locales, à se donner la main pour sauver l'école : « Pour qu'une école marche, il faut le soutien des parents.Des efforts sont faits par le gouvernement pour que les frontières de l'insécurité reculent afin qu'aucun enfant de ce pays ne soit abandonné. », a-t-il clamé.
Et comme il fallait s'y attendre, la question du protocole d'accord intervenu entre le gouvernement et les partenaires sociaux de l'éducation s'est invitée à la table des échanges entre le Ministre OUARO et son personnel. « Nous vous rassurons de la mise en œuvre des accords.», a dit le premier responsable du département de l'éducation. Aussi, le Directeur des Ressources humaines, Evariste SAWADOGO, qui accompagne l'équipe ministérielle d'ajouter : « A ce jour, nous avons traité plus de 30.000 avancements qui représentent 50% et les gens vont constater l'incidence financière sur leur bulletin à la fin de ce mois de mars ».
Il faut dire que les deux autorités ayant rencontré les leaders religieux, coutumiers et administratifs ainsi que les parents d'élèves ont souligné les efforts du Gouvernement durant les étapes de Dori, Gorom-Gorom et Djibo à travers le Programme d'Urgence pour le Sahel qui est estimé à 450 milliards de nos francs en termes d'investissement éducatifs, de voiries, et d'assainissement et de couverture en eau potable.

DCPM/MENA.