rentré fadaLe ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Pr Alkassoum MAIGA, en compagnie de son homologue de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Pr Stanislas OUARO, ont donné officiellement le top de départ de la rentrée scolaire et universitaire 2018-2019, ce lundi 1er Octobre à Fada N’Gourma dans l'enceinte des écoles Bansoundi A, B, C. Placée sous le thème : « renforcer la résilience de la communauté éducative face au défi sécuritaire : gage pour l’atteinte de l’objectif de l’éducation pour tous », la cérémonie a connu la présence effective de Dr Anne VINCENT Représentante résidente de l’UNICEF, Chef de File des Partenaires Techniques et Financiers au Burkina Faso.

La situation sécuritaire s’est dégradée à l’Est du Burkina depuis un certain temps. Et la rentrée scolaire se fait dans un contexte d’insécurité. Quoi de plus normal, pour les autorités en charge de l’éducation d’aller encourager les acteurs de l’Education, et les rassurés que le gouvernement ne baissera pas les bras tant qu’il n’a pas bouté « tous ceux qui sont entrain de semer le malheur et la désolation » hors du pays. Pour réaliser le bonheur collectif, dans la paix et dans la sécurité, Pr Alkassoum MAIGA, invite chaque acteur du système éducatif à jouer son rôle, en toute responsabilité. « Aujourd’hui plus qu’hier, nous devons tous nous tenir debout, pour préserver l’avenir de nos enfants, de notre pays, faire en sorte que l’éducation, soit réellement au service de l’homme, mais aussi au service de l’économie pour la construction d’une nation forte » a-t-il soutenu.
Sur la question du protocole d’accord entre gouvernement et les syndicats, le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Pr OUARO, a indiqué « qu’il y a des retards par endroit, mais aussi des accords ont été totalement réalisés et clôturés. L’essentiel pour nous est de travailler davantage à construire un climat de confiance entre les syndicats et le gouvernement ». Au sujet des quelques écoles incendiées dans la région de l’Est, le Pr OUARO a rassuré que des mesures nécessaires seront prises pour permettre à tous les élèves du Burkina Faso d’apprendre dans un environnement serein.
A l’endroit des ministres, la représentante des élèves, au nom de tous les scolaires du Burkina, a réaffirmé leur volonté d’aller à l’école, «… qu’on laisse nos écoles en paix, non à la violence et au terrorisme».
Quant à Dr Anne VINCENT, Représentante résidente de l’UNICEF, Chef de File des Partenaires Techniques et Financiers au Burkina Faso, elle a réitéré leur volonté d’accompagner le gouvernement, car « on ne peut construire un pays qu’avec une enfance éduquée et des adolescents qui ont l’espoir d’avoir un travail et qui peuvent contribuer au développement social et économique de leur pays ».
DCPM/MENA.