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Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, le Pr Stanislas Ouaro et le président de la Conférence épiscopale pour l’éducation catholique, Mgr Séraphin Rouamba, ont matérialisé ce mardi 7 mai 2019 le renouvellement de la convention sur l’éducation qui lie l’Etat et l’Eglise catholique depuis 2004. La présente convention de 5 ans renouvelable a pour objectif d’établir un partenariat efficient, entre les deux parties en vue d’accroître l’offre et la qualité de l’éducation
Depuis 2004, une convention sur l’éducation existe entre les deux parties et est soumise à un renouvellement tous les 5 ans. Celle signée ce 7 mai 2019, succède à la convention en vigueur depuis 2014 et prend en compte essentiellement la contribution de l’Etat à la paie des salaires des enseignants, la question des nouvelles ouvertures d’écoles jusqu’alors suspendues et le contrôle des frais de scolarité pratiqués dans ces établissements afin qu’ils soient accessibles à tous.
Autant de conditions indispensables à une large et efficiente contribution de l’enseignement catholique à l’atteinte de l’Education pour Tous au Burkina qui ont engendré des divergences entre les deux parties avant d’arriver ce document consensuel en phase avec la nouvelle vision de l’éducation au Burkina. Hommage a été rendu par le ministre Stanislas Ouaro au Secrétariat national à l’enseignement catholique pour les performances réalisées en termes de qualité et de quantité par l’enseignement catholique au profit du système éducatif burkinabè.
Mgr Séraphin Rouamba, a déploré l’écart entre les textes et leur application malgré les mécanismes en place, causant ainsi préjudice à l’Église, à l’Etat, aux enseignants et aux élèves. Il s’est donc réjoui de cet accord qui va ‘’stabiliser’’ l’enseignement catholique en ce sens que les salaires des enseignants seront davantage conséquents et permanents mettant les établissements à l’abri de la fuite des enseignants vers d’autres offres. Il a traduit toute la reconnaissance de l’Église catholique au ministre Ouaro qui a su s’élever avec vision au-dessus des clivages idéologiques pour faire bouger les lignes ouvrant une nouvelle ère à l’enseignement catholique en si peu de temps à la tête du département. Les engagements financiers réciproques qu’implique cette convention ne constituent en aucun cas un gain ou une perte pour l’une ou l’autre partie mais un investissement réciproque nécessaire pour le bien de la nation entière, a-t-il renchéri.
Le ministre s’est dit convaincu que l’enseignement catholique tire l’éducation burkinabè vers le haut au regard des résultats obtenus et de l’engouement des parents d’élèves vers ces établissements.