ES /CEBNF

PRESENTATION DU PROJET : ES/CEBNF


I. CONTEXTE/JUSTIFICATION

C’est dans un contexte marqué par une faiblesse des indicateurs d’accès et de qualité que les Centres d’Education de Base Non Formelle (CEBNF) ont été crées, depuis 1995, avec l'appui technique et financier de l’UNICEF.

Les CEBNF  ont produit au niveau des communautés un vif intérêt et de l’engouement. A un certain moment de leur évolution, ils ont connu  des difficultés diverses et multiformes de fonctionnement.

Ainsi, nombreux sont les efforts de réajustement déjà entrepris, notamment la prise en compte des réalités et spécificités régionales,  l’élargissement du partenariat à d’autres ONG et associations, l’accompagnement des sortants en vue   d’insuffler un nouveau dynamisme à ces structures d’Education Non Formelle.

Au regard du rôle important que les CEBNF  ont joué dans le dispositif d’amélioration de la qualité et de l’accès à l’éducation pour les jeunes des milieux défavorisés il est aujourd’hui redondant  de se mettre à donner la pertinence de cette innovation tant tous les acteurs de l’éducation s’accordent à lui donner une place de choix dans la nouvelle vision holistique de reforme du système éducatif en cours dans le cadre du continuum.

Il est  impérieux de mettre en chantier des actions vigoureuses  en vue de les raffermir, de les consolider, ce qui explique la tenue du présent atelier.


II. Historique

•    Création en 1995
•    Cycle de base avec formation préprofessionnelle auprès de maîtres artisans dans les localités d’accueil
•    Dotation de kits de formation dans les CEBNF avec l’appui de la Chine Taïwan en 2005  suivie de recrutement de formateurs qualifiés des métiers (nouvel engouement)


III. Etat des Lieux

SITUATION  DES CEBNF SUR LE TERRITOIRE

Sur les 112 CEBNF  99 sont fonctionnels, les autres ont été transformés en écoles primaire ou en CEG. Parmi les 99 CEBNF fonctionnels, 86 sont équipés en kits de métiers, les autres ne disposent que du cycle de base. Bien que présents dans les 13 régions du pays, 11 provinces ne disposent jusqu’à ce jour d’aucun CEBNF.

Les formés aux métiers des CEBNF

Le projet ES/CENBF, après l’introduction des métiers dans les CEBNF en 2005, a pu former en moyenne 250 apprenants par année dans sept (7) filières différentes.

A partir de ces chiffres, il ressort que les filières qui ont plus formé sont la Couture (44%) et la mécanique (33%) et cela s’explique par le fait que ces métiers ont été ceux sur lesquels le projet a démarré la formation professionnelle dans les centres; donc les plus connus et aujourd’hui les plus convoitées .

Ce sont 219 formateurs qui sont déployés dans 99 CEBNF au titre de l’année 2014/2015 alors que le besoin se situe à 280 formateurs pour permettre d’assurer toutes les formations dans les conditions normales d’où un déficit de 61 formateurs

Situation de la gestion administrative et pédagogique des centres.

Les CEBNF sont dirigés par des enseignants du formel  appelés animateurs. Dans certains CEBNF, il existe des COGES. La gestion des ressources de formation n’est pas comprise de la même manière par tous les acteurs : les frais d’inscription et de formation réclamés par certains CEBNF, la désertion des formateurs vers d’autres emplois et l’insuffisance de suivi pédagogique des services déconcentrés

Situation du financement des CEBNF

- Les CEBNF sont financés  et équipés par:
- L’UNICEF
- ETAT
- COOPERATION TAIWANAISE
- COOPERATION DANOISE, USDOL (EFORD)
- PLAN BURKINA
- HELVETAS SWISS INTERCORPORATION

Situation de l’insertion socio professionnelle des sortants

Depuis l’avènement des métiers dans les CEBNF en 2005, 34747 apprenants ont été recrutés dans 7 filières de formation. Dans la même période, 1751 certifiés ont été mis sur le marché de travail au Burkina Faso.

Une enquête réalisée en 2013 par le projet ES/CEBNF révèle que 33% de ces enfants sont installés par eux-mêmes ou employés dans un atelier.


IV- Perspectives des CEBNF

Les CEBNF sont sous projet, donc aléatoire. En même temps, tous le monde s’accorde qu’ils sont pertinents et constituent une stratégie d’éducation pour le MENA.

Alors que faire pour les  pérenniser?

4-1    Les CEBNF : La vision doit évoluer

« CEBNF changeons de paradigme » est un slogan qui nous invite à considérer les CEBNF  comme des structures d’éducation à option et non des structures de seconde chance.

Ils doivent être intégrés dans un dispositif holistique et être un élément de la fédération du continuum (Prés scolaire, primaire, post primaire, CEBNF).

A ce titre le CEBNF doit être une structure de formation professionnelle ou  de préparation à  la formation professionnelle et dirigé par les acteurs de la formation professionnelle (formateur des métiers) et dans lequel tous les autres acteurs de l’éducation de tous les paliers du continuum peuvent et doivent intervenir .

4-2 La pérennisation des emplois des formateurs

En 1995 la formation était centrée sur la formation préprofessionnelle CEBNF. Les apprenants se retrouvaient dans les ateliers des maîtres artisans du milieu pour leur formation. Des difficultés sont  apparues à la fin de la formation des premières promotions. Au nombre de ces difficultés :
- les artisans ne permettaient pas aux apprenants de se former par soucis de  porter préjudice à leur client.
- les apprenants réduits en apprentis (colleur de pneus, lavage des engins, repasseur d’habits etc.)

Au vu de ces difficultés rencontrées sur le terrain, des déperditions sont apparues dans les CEBNF  et il s’est  alors avéré opportun d’équiper ces structures alternatives en créant le cycle des métiers au sein des CEBNF et en recrutant les formateurs des différents corps des métiers.

Les formateurs sont recrutés parmi les formés des structures de formation de l’enseignement technique et professionnel existant titulaire du CQP, du CAP et de leur équivalence. Et par soucis de  faire des CEBNF une véritable source de création d’emploi  les formés des CEBNF titulaires du CQP ont été admis à prendre part au test de recrutement.

Ils sont rémunérés sur la contre partie de l’Etat qui débloque ces fonds chaque semestre conditionné des justificatifs du semestre passé. Cette façon de faire rend leur situation très précaire.


4-3 L’autonomisation des CEBNF

L’autonomisation passe par une forme efficiente de gestion.