samadou-coulibalyComme chaque année, le 08 septembre nous commémorons  la Journée Internationale de l’Alphabétisation (JIA). C’est une journée qui offre l’occasion à  l’ensemble des pays du monde de réfléchir sur les actions entreprises en matière de lutte contre l’analphabétisme et d’interpeller la conscience collective à redoubler d’efforts pour l’atteinte des objectifs de l’Education Pour Tous (EPT).

La présente célébration, placée sous le thème « Alphabétisation et Sociétés Durables », rappel la synergie et les liens essentiels qui existent entre l’alphabétisation et les  objectifs de développement durable. En effet l’alphabétisation est un moteur essentiel du développement durable car les compétences en lecture et en écriture sont une condition préalable à l’apprentissage d’un ensemble plus vaste de connaissances, de compétences, d’attitudes et de valeurs nécessaires pour créer des sociétés durables.

Au Burkina Faso, malgré les efforts consentis   depuis  l’indépendance de notre pays, le taux d’alphabétisation progresse lentement. Selon le Rapport de l’Enquête Multisectorielle Continue (EMC), phase 1 de l’INSD, le taux d’alphabétisation des adultes âgés de 15 ans et plus est estimé à 34,5 en 2014, contre 28,7%  en 2006.

On note que ce taux progresse lentement et cela démontre toute l’ampleur de la lutte que doit  continuer de mener notre pays  contre l’analphabétisme.

En effet l’’analphabétisme est un fléau et les pays économiquement faible comme le Burkina Faso doivent multiplier les efforts afin d’améliorer sa principale ressource à savoir le capital humain. Il est  donc nécessaire de poursuivre les efforts déjà entrepris, afin d’accroitre l’offre et la qualité de l’éducation non formelle (ENF). Cela passe entre autres par la pérennisation des acquis, la diversification des acteurs, la motivation des acteurs de l’ENF, l’accroissement des ressources financières allouées au sous-secteur et la prise en compte des technologies de l’information et de la Communication (téléphones portables, vidéo, ordinateurs, radio, etc.) qui  offrent également des possibilités d'alphabétisation pour tous. Nous devons y investir davantage. Cela favorisera  l’atteinte des objectifs de 60 % (dont 60 % de femmes) fixés dans le cadre du Programme National d’Accélération de l’Alphabétisation (PRONAA) pris en compte dans le PDSEB.

Depuis sa création en 1946, l’UNESCO est à l’avant-garde des efforts mondiaux dans le domaine de l’alphabétisation. Par ce thème, elle appelle  les États et  leurs  partenaires à redoubler d’efforts pour que l'alphabétisation soit pleinement reconnue comme l’un des plus puissants accélérateurs de développement durable. L’avenir que nous voulons commence avec l’alphabet.

C’est l’occasion de reconnaitre et de  saluer les  efforts des  hommes et femmes, acteurs de tous les niveaux,  associations et ONG, qui se battent tous les jours pour faire reculer les frontières de l’ignorance et de l’obscurantisme dans notre pays. C’est également l’occasion de saluer et de remercier l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement constant dans la mise en œuvre des programmes d’ENF.

Au nom de tous les acteurs du système éducatif, au nom du Gouvernement du Burkina Faso et au mien propre, je réitère le souhait de notre pays de continuer à bénéficier de l’appui de l’UNESCO  et d’œuvrer à réaliser les objectifs de  l’éducation pour tous.

Vive l’alphabétisation, gage d’un développement durable !

Le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation

Samadou COULIBALY